Lettre d'Aotearoa (Nouvelle-Zélande)

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Kia Ora et bienvenue depuis le Pacifique Sud.

Bienvenue en Aotearoa, en Nouvelle-ZĂ©lande. Laissez-nous vous prĂ©senter notre pays, la terre du long nuage blanc, la terre oĂč coulent le lait et le miel et celle des parcelles d’un quart d’acre, terre du peuple maori, point d’ancrage du triangle polynĂ©sien dans le Pacifique Sud et partie intĂ©grante de la ceinture de feu du Pacifique.

Notre pays est moderne et relativement isolé ; il se trouve à environ 3 heures et 15 minutes de vol de l'Australie, à 10 heures et 40 minutes de Singapour, à 11 heures et 36 minutes de Hong Kong, à 12 heures de Los Angeles et à 28 heures de Londres.

La Nouvelle-ZĂ©lande est un pays d’une grande beautĂ© naturelle, dont la superficie est comparable Ă  celle du Royaume-Uni, mais qui compte prĂšs de 4,5 millions d’habitants. Nos concitoyens, issus de toutes les cultures, partagent un mĂȘme esprit pionnier qui a conduit nos ancĂȘtres Ă  s’installer sur cette jeune terre, animĂ©s par le dĂ©sir de se forger un nouveau mode de vie et d’offrir un avenir meilleur Ă  leurs enfants. Ce processus se poursuit aujourd’hui avec l’arrivĂ©e de nouveaux arrivants dans nos aĂ©roports et sur nos cĂŽtes.

Notre pays occupe une place unique dans le monde. Il s’agit d’un pays biculturel fondĂ© sur le TraitĂ© de Waitangi, signĂ© en 1840 par la Couronne britannique et les Māoris,les « tāngata whenua » de Nouvelle-ZĂ©lande, c’est-Ă -dire les « gens de la terre » ou le peuple autochtone. De plus, notre population, issue des quatre coins du monde, se caractĂ©rise par une diversitĂ© culturelle croissante.

Notre société est profondément égalitaire et valorise l'indépendance, l'autonomie, le travail acharné, l'ingéniosité, une attitude positive et l'individualisme. Nous sommes fiers de l'ingéniosité « kiwi » et de notre capacité à « jouer dans la cour des grands », notamment dans le domaine sportif.

Cela tient à notre éloignement du reste du monde et à notre faible densité de population, qui nous ont contraints à faire preuve de plus d'ingéniosité et à acquérir des compétences variées. Notre faible densité de population, notre climat tempéré, nos paysages spectaculaires et notre relief nous offrent un mode de vie décontracté en plein air, avec un accÚs facile aux plages, aux riviÚres, aux montagnes et à la brousse.

Dans les petites communautĂ©s, on s'amuse comme on l'entend. Nous enregistrons des taux de participation Ă©levĂ©s dans de nombreux sports et proposons un large Ă©ventail d'activitĂ©s de loisirs en plein air, notamment la randonnĂ©e, l'alpinisme, le ski, la navigation de plaisance, la pĂȘche, la plongĂ©e, le kayak, l'aviron, l'Ă©quitation, le golf, le cricket, le football, le rugby, le tennis et le netball, pour n'en citer que quelques-unes.

Notre Ă©galitarisme se reflĂšte dans la structure sociale relativement horizontale de la Nouvelle-ZĂ©lande et dans la faible distance hiĂ©rarchique qui nous sĂ©pare de nos dirigeants sociaux, politiques et Ă©conomiques. Nous avons la rĂ©putation d’ĂȘtre accueillants et sommes capables de nouer des relations avec des personnes issues de tous les horizons lorsque nous vivons et travaillons Ă  l’étranger.

RĂ©cemment, en famille, nous avons accueilli des visiteurs d’une Ă©cole de cuisine française avec laquelle nous avions contribuĂ© Ă  mettre en place un partenariat avec une Ă©cole de cuisine nĂ©o-zĂ©landaise. Nous avons invitĂ© le groupe Ă  se joindre Ă  notre habituel dĂźner dĂ©contractĂ© du vendredi soir en compagnie d’autres amis, c’est-Ă -dire des plats chinois Ă  emporter, du fish and chips et une bouteille de vin ou deux.  Ce fut pour eux une expĂ©rience typiquement nĂ©o-zĂ©landaise. Notre ami français, qui faisait partie du groupe, nous a confiĂ© par la suite Ă  quel point ils avaient apprĂ©ciĂ© cette soirĂ©e, car il n’était pas habituel pour le PDG et son Ă©quipe de se retrouver ainsi entre amis chez quelqu’un, alors qu’en Nouvelle-ZĂ©lande, c’est assez courant.

Ce sont précisément ce genre d'expériences que les organisateurs de « New Zealand 2011 » souhaitent favoriser à travers tout le pays, dans le cadre de la mise en place de relations professionnelles pour les visiteurs qui viendront en Nouvelle-Zélande pour assister à la Coupe du monde de rugby en septembre.

En tant que peuple, nous estimons que les NĂ©o-ZĂ©landais sont gĂ©nĂ©ralement sĂ»rs d’eux, tolĂ©rants, accueillants et aimables. Ces traits de caractĂšre contribuent peut-ĂȘtre Ă©galement Ă  expliquer le nombre de nos compatriotes, hommes et femmes, qui occupent des postes de direction et de gestion au sein d’entreprises et d’organisations Ă  travers le monde.

Nous sommes une sociĂ©tĂ© dotĂ©e d’un niveau d’éducation Ă©levĂ© et d’une expertise de niveau mondial dans un large Ă©ventail de domaines, notamment les sciences, l’agriculture et l’horticulture (nos principales sources de recettes d’exportation), les arts du spectacle et les industries crĂ©atives : Ă©diteurs de logiciels, cinĂ©astes (Le Seigneur des Anneaux), opĂ©ra (Dame Kiri Te Kanawa), voile (Coupe de l’America) et crĂ©ation de mode.

Nous faisons généralement preuve de souplesse et d'adaptabilité, et nous aimons aller au bout des choses. Nous avons une solide éthique professionnelle.

En tant que nation relativement rĂ©cente, notre pays a toujours Ă©tĂ© un creuset oĂč se cĂŽtoient des personnes d'origines, d'ethnies et de religions diffĂ©rentes. Les premiers colons venaient de pays europĂ©ens, notamment de Grande-Bretagne, d'Irlande, d'Allemagne et de Dalmatie ; puis, aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, des Pays-Bas, de GrĂšce, d'Italie, de Pologne, de l'ancienne Yougoslavie et d'autres pays europĂ©ens.

Cependant, notre composition culturelle Ă©volue. Ces derniĂšres annĂ©es, on a assistĂ© Ă  une augmentation de l'immigration en provenance d'Asie, de la rĂ©gion du Pacifique, de certaines rĂ©gions d'Afrique, d'Afrique du Sud et du Royaume-Uni. Cette tendance s'explique en partie par la mobilitĂ© croissante de la main-d'Ɠuvre internationale, par les programmes d'immigration assistĂ©e et par des considĂ©rations humanitaires. Les mariages interculturels sont courants et apportent une nouvelle dimension Ă  notre identitĂ© culturelle en pleine Ă©volution.

Cela ressort clairement des statistiques dĂ©mographiques.  Le recensement officiel de 2011 a Ă©tĂ© annulĂ© Ă  la suite du tremblement de terre catastrophique qui a frappĂ© Christchurch le 22 fĂ©vrier 2011 ; toutefois, le recensement national de 2006 fournit des donnĂ©es intĂ©ressantes qui montrent que le groupe ethnique le plus important est celui des EuropĂ©ens, reprĂ©sentant environ 67,6 % de la population, suivi des Maoris (14,6 %), des Asiatiques (9,2 %) et des populations du Pacifique (6,5 %).  Les cinq principaux groupes europĂ©ens Ă©taient les NĂ©o-ZĂ©landais d’origine europĂ©enne, les Anglais, les NĂ©erlandais, les Britanniques et les Australiens. Au sein des communautĂ©s asiatiques, les principaux groupes sont les Chinois, les Indiens, les CorĂ©ens, les Philippins, les Japonais, les Sri-Lankais et les Cambodgiens. Quant aux communautĂ©s des Ăźles du Pacifique, les principaux groupes sont les Samoans, les Maoris des Îles Cook, les Tongiens, les NiouĂ©ens, les Fidjiens, les TokĂ©laouans et les Tuvaluans. Les groupes originaires du Moyen-Orient, d’AmĂ©rique latine et d’Afrique reprĂ©sentent un peu moins de 1 % de la population.

L'identitĂ© culturelle et ethnique, aux fins du recensement, est dĂ©finie par l'individu lui-mĂȘme. La plupart d'entre nous avons tendance Ă  nous identifier comme NĂ©o-ZĂ©landais et Ă  nous dĂ©finir par notre hĂ©ritage culturel. Par exemple, en tant que NiouĂ©en nĂ© en Nouvelle-ZĂ©lande et NĂ©o-ZĂ©landais d'origine irlandaise et Ă©cossaise.

D'ici 2021, selon les projections démographiques actuelles, les Maoris devraient représenter 17 % de notre population, les populations du Pacifique 9 %, les populations d'origine asiatique et d'autres origines 18 %, le reste étant constitué des nombreuses origines européennes.

L'un des défis passionnants auxquels nous sommes confrontés en tant que pays consiste à savoir comment tirer parti de la richesse et du talent qu'offre notre population de plus en plus diversifiée sur le plan culturel, et comment accueillir les nouveaux arrivants sur notre territoire. Il s'agit là d'un débat relativement récent et qui prend de l'ampleur en Nouvelle-Zélande. En tant que pays, nous avons une occasion unique d'intégrer la gestion de la diversité culturelle en tant que stratégie délibérée et partie intégrante de la société néo-zélandaise ainsi que des pratiques de gestion des entreprises néo-zélandaises.

 

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